Pourquoi il est urgent de former les esprits à mieux gérer l’inconfort

Nous formons nos collaborateurs à gérer des projets, piloter des budgets, optimiser des process, maîtriser des outils.

Très bien. Mais qui les forme à gérer l’inconfort ?
L’inconfort du doute, de l’incertitude, d’une décision impopulaire, d’une pression qui dure…
C’est une qualité et une compétence que l’on devrait évaluer dès le recrutement.

LA VÉRITÉ QUE PEU D’ORGANISATIONS REGARDENT EN FACE
Un dirigeant ne déraille pas par manque de compétences techniques, mais souvent par une mauvaise gestion de l’inconfort.
Quand la pression monte, certains surcontrôlent, d’autres évitent, d’autres encore s’agitent pour masquer le doute, voire deviennent brusques parfois.
Ce ne sont pas des problèmes de stratégie. Ce sont des problèmes de rapport à l’inconfort et aux émotions qui en découlent.

NOUS AVONS SURVALORISÉ LE CONFORT
Dans nos organisations modernes, beaucoup recherchent la paix sociale, le bien-être au travail et une sécurité émotionnelle quasi permanente.
C’est louable, mais fragile lorsque cela devient une obsession ou une fin en soi.
Le leadership ne naît pas dans le confort. Il naît dans la capacité à rester stable quand c’est inconfortable.
Rester présent, centré quand la critique arrive.
Rester lucide quand l’émotion monte.
Rester aligné quand la pression pousse à trahir ses valeurs.

L’INCONFORT N’EST PAS UN PROBLÈME. C’EST UN SIGNAL.
Un signal qu’une limite est atteinte, qu’une transformation est en cours.
Si nous n’apprenons pas à l’habiter, nous cherchons à l’anesthésier : décisions précipitées, conflits évités, suractivité inutile.
Et l’organisation en paie le prix. A chaque fois.

LA VRAIE MATURITÉ MANAGÉRIALE
Un leader mature n’est pas celui qui ne ressent pas l’inconfort.
C’est celui qui sait rester stable à l’intérieur quand l’environnement devient instable et nous pousse dans les cordes.
Dans un monde incertain et accéléré, la qualité du rapport à l’inconfort fera la différence entre agitation et leadership.

Peut-être est-il temps de poser une question simple :
Nous formons nos équipes à performer. Les formons-nous à tenir ?

L’inconfort est-il un sujet assumé dans votre organisation, ou encore évité ?

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