Pourquoi il faut rendre pleinement responsable

Un phénomène grandissant devient réellement préoccupant : LA DERESPONSABILISATION.

On l’observe partout : chacun revendique ses droits, mais beaucoup oublient leurs devoirs.
On s’indigne vite, on exige beaucoup, mais on assume de moins en moins.
Et cela crée une tension dangereuse : comment une société pourrait-elle fonctionner si plus personne n’est responsable de rien ?

Les Anglo-Saxons ont un terme pour désigner le fait de se sentir responsable au sens de « redevable » : « accountability ».

C’est le fait d’accepter d’être comptable de ce que l’on fait, ou de ce que l’on ne fait pas.
Le fait de répondre de ses choix, de ses actes, et de leurs conséquences.

D’ailleurs, ce sentiment-là, celui d’être réellement « accountable », est non seulement indispensable à la santé d’une société, mais il est intimement lié à notre aptitude au bonheur et à la liberté en tant qu’individus.

Pourquoi ?
Parce que se sentir responsable, c’est se sentir ACTEUR.
Et se sentir acteur, c’est se sentir libre.
C’est dans cet état qu’on s’engage VRAIMENT, qu’on progresse, et qu’on parvient à repousser ses propres limites.

C’est pour cela qu’en tant que dirigeants, managers, parents ou accompagnants (peu importe notre rôle), nous avons le devoir d’incarner cette responsabilité, et d’aider les autres à en faire de même. C’est le sens d’un véritable accompagnement.
Pas pour leur compliquer la vie, mais pour les rendre maîtres de leur vie. Pour en faire de vrais contributeurs et les aider à tenir debout.

Dans l’entreprise, cela signifie sortir du réflexe de tout excuser, de tout absorber, ou de tout faire à la place des autres. Cela ne rend service à personne.
C’est une façon de dire : « Je te fais confiance, mais je te considère aussi comme redevable de ce que tu choisis. »

Dans la société, cela signifie rappeler qu’il n’y a pas de droits sans devoirs (on se rappelle de la formule de J.F. Kennedy à ce sujet).
Que réclamer sans contribuer, attendre sans agir, vouloir sans assumer… finit par fragiliser tout le collectif.
On ne peut pas construire un monde viable si chacun se décharge sur l’autre.

Et dans nos vies personnelles, cela signifie encourager ceux qui nous entourent à prendre leur place, à décider, à porter leurs choix. Pas à les éviter.

Rendre quelqu’un responsable, ce n’est pas le blâmer, c’est au contraire le respecter !

Et c’est aussi permettre à nos organisations, comme à notre société, de rester vivantes, solides et dignes.

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