EQUILIBRE : Alpha et Oméga

On le cherche toute notre vie, tous, vous, moi, chacun à notre façon… parfois on le trouve, plus ou moins furtivement ou durablement, puis on le reperd et on le cherche à nouveau… L’EQUILIBRE est une balance permanente entre des déséquilibres sans cesse exprimés et rattrapés, ainsi que Philip Blanc et moi-même tentions de le décrire dans notre ouvrage commun, « L’Equilibriste », un conte initiatique paru il y a déjà 7 ans…

Une balance car l’équilibre est un concept par essence dynamique, du moins lorsqu’on fait référence au vivant. Une sinusoïde entre les déséquilibres qui nous apprennent au travers de l’expérience les limites à ne pas dépasser. Equilibre et déséquilibre sont liés, ne peuvent exister qu’ensemble, l’un par rapport à l’autre. Le déséquilibre est un professeur, un avertisseur indispensable et le point d’appui nécessaire pour progresser.

L’équilibre : le chercher ou le trouver ?

La question peut paraître saugrenue, pourtant cela dépend de la manière dont on la comprend. On pourrait aussi se demander si l’on peut trouver à l’extérieur de soi ce que l’on ne possède pas ou ne connaît pas de l’intérieur. Tout notre environnement n’est qu’un vaste palais des glaces qui nous renvoie ce que nous sommes, ce que l’on peut apprécier ou non mais la question de fond n’est pas là. Si je cherche à créer des relations satisfaisantes pour installer une belle ambiance au sein de mon équipe, l’idée même de ce à quoi cela peut ressembler suppose que j’en aie déjà une représentation au départ : des visages réjouis avec des yeux qui brillent (eh oui !), une atmosphère de confiance, d’adhésion, de partage, de l’abnégation aussi, des sourires, des rires… Si je ne parviens pas me le figurer car je ne le porte pas en moi, comment le créer à l’extérieur et inciter les autres à y contribuer. Mission impossible ! Nous devrions donc passer du temps à distiller et installer en nous ce à quoi l’on aspire vraiment.

Retour sur soi

Un certain Socrate nous a dit « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux ». Cette injonction est devenue un grand classique du développement personnel et l’on s’aperçoit qu’apprendre à se connaître n’est pas qu’une formule, c’est un vrai chemin de vie, un apprentissage qui nous suit jusqu’à notre dernier souffle.

Apprendre à se connaître, oui, pour apprendre à progresser, à s’estimer, puis à s’affirmer, à donner de soi avant de s’effacer pour laisser la place à d’autres. Cela ne ressemble pas à un long fleuve tranquille, le parcours peut être plus ou moins chaotique voire douloureux, mais notre point de repère devrait toujours être nous-même, le plus intime de nous-même avec lequel il nous appartient de créer une vraie complicité. L’extérieur nous est indispensable, mais pas pour y puiser une énergie qu’on ne trouverait pas en soi, plutôt pour valider si nous sommes sur le bon chemin et jouir du bien que l’on génère, c’est très différent. Il faut généralement donner avant de recevoir, donc partir de soi pour aller vers l’autre plutôt que se nourrir de l’autre au risque de le vider.

Conduire un projet, une équipe, une entreprise comme on devrait se conduire soi

Fort de ces réflexions, on comprend alors que notre contribution à un collectif quel qu’il soit est le reflet de ce que l’on est au plus profond. Nous trouvons aussi l’équilibre dans ce que nous réalisons avec et pour les autres, et voir ces derniers se réjouir de ce qu’on leur a apporté est nourrissant, épanouissant. Chaque pas, aussi petit soit-il, dans cette direction nous embellit, nous allège, nous propulse, il importe donc de cultiver en soi ce que l’on cherche autour de soi, d’un point de vue intellectuel, émotionnel, biologique, énergétique.

Une entreprise est un organisme qui vit avec la vie qu’on y met et il faut se préoccuper de sa santé. Son énergie vitale en tant qu’organisme se ressent de l’intérieur par les personnes qui y travaillent autant que de l’extérieur par l’ensemble des intervenants (clients, fournisseurs et toutes les parties prenantes) qui interagissent avec l’entreprise. Visualiser la meilleure version de soi-même et se donner du temps, ni trop ni pas assez, pour l’atteindre, voilà qui nous permet vraiment d’avancer, individuellement et collectivement, dans un profond sentiment d’équilibre, quelles que soient les turbulences qui sont là pour tester notre enracinement. Alors bon vent ! J

 

La vidéo qui suit, livrant le message apaisant et humaniste du maître Mooji dont le simple sourire et le timbre de voix sont déjà des cadeaux, pourra en cette fin d’année vous accompagner dans cette réflexion :

Commenting area

  1. Bonjour,

    Merci pour vos articles si intéressants.

    Cordialement,
    Nathalie HOLLER

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